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vendredi 20 juin 2008

la fessée

Je suis souvent en phase avec ce que dit Gilles Martin, même si nous ne sommes pas du même monde (ouh là là) et n'avons pas la même origine culturelle. Il est consultant et viens du monde de l'entreprise, je suis enseignant-documentaliste dans une maison en décrépitude.

Son dernier billet sur l'action corrective dans le management par objectif et la pseudo responsabilisation des personnes entre en résonnance avec quelques unes de mes préoccupations. Il dit notamment :

C'est simple le management par objectifs : on fixe des objectifs, et on mesure les écarts régulièrement. Et si la réalité n'est pas conforme à l'objectif, on détermine des "actions correctives", comme une bonne fessée pour faire rentrer dans le rang le récalcitrant et l'incapable.
ainsi que ceci :

Ces systèmes sont l'expression d'une vision hiérarchique de l'entreprise : le manager fixe les objectifs, et le subordonné est "responsabilisé" sur ces objectifs, et doit s'en sentir redevable. L'évaluation des performances repose alors sur une discussion souvent en tête à tête, sur des critères fixés à l'avance et si possible quantifiés (c'est ça qui fait pro dans le contrôle de gestion, la quantification !). La relation entre le manager et le collaborateur correspond à l'exercice du pouvoir de l'un sur l'autre.
alors que il faut, selon lui que les entreprises...

...qui ont compris que la capacité à apprendre plus vite que les autres, à imaginer des futurs que les autres ne voient pas, à se préparer à de multiples scénarios, choisissent des attitudes différentes : les moments d'"évaluation" ne vont plus être des séances de fessées, mais d'apprentissage collectif, où le manager ne se la joue pas "maître et esclave", mais va être le catalyseur pour imaginer des futurs différents...
A mettre en relation avec mes préoccupation sur le temps de travail et sur le participatif dans une organisation






Zemanta Pixie

dimanche 22 avril 2007

Bertrand Duperrin - "je n'aurai pas le temps, pas le temps..."

ce billet est initalement publié sur le campus numérique de l'université de Limoges pour inciter les étudiants à consulter régulièrement le blog de Bertrand Duperrin. Je suis tuteur, actuellement pour l'application professionnelle du Dess "communautés virtuelles..."


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Certain d'entre vous, sur leurs blogs, entonnent, parfois avec ironie mordante, le chant du "je n'ai pas le temps" comme réponse des personnes qu'ils sollicitent pour lancer leurs communautés.

Bertrand Duperrin, sur son blog, revient, à ce sujet, sur le coeur de ses centres d'intérêt le management 2.0. -

Pour une métrique du social computing... et du knowledge working en général"

Il commente un billet Andrew McAfee "sur le rapport au temps"

- nous n'avons pas de critères d'évaluation quantifiables pour mesurer le travail des knowledge worker
- et le temps passé à converser n'est socialement pas admissible dans un contexte de travail (pourquoi qui cause au lieu de bosser) alors que c'est devenu le coeur du KWer - conversation entendue comme échanges d'informations, par tous les media possible, visant ensuite à agir (cf. le cours de EML) -
- ce qui entraine des postures de travail (le mec est actif mais est-ce qu'il travaille) qui ne sont pas du travail, alors que la conversation, qui est du travail etc. "On [le management - note de moi] ne veut pas voir des gens productifs, on veut voir des gens actifs"

Voici l'introduction qui résume sa pensée : "Je l’ai dit et redit mais la question n’est pas tant de faire adopter les outils que de créer l’environnement qui les rend utiles donc indispensables. Autrement dit ce n’est l’utilisateur qui refuse / a peur / ne veut pas / ne sait pas….c’est son ecosystème qui rend le développement de nouvelles pratiques difficile."

Créer un environnement favorable...

Ce billet est un parmi beaucoup d'autres sur ce blog, qu'il me semble intéressant d'avoir lu car, contrairement à beaucoup de blog, ce qui intéresse BD, n'est pas la technologie mais les changements qu'elle induit sur la marche d'une structure (entreprise, organisation, administration) et sur les tranformations du management (qu'il qualifie de management 2.0) à l'ère de la société du savoir.

Et pour finir, et avant Serge (na !), BD est lié à blue Kiwi (mais je ne sais plus de quelle manière par contre) - je pense d'ailleurs qu'une cartographie des relations autour de blue kiwi donnerait une bonne photographie du web 2.0 français et en tout cas de la dynamique autour de Limoges sur ces sujets

lundi 19 février 2007

management par percée

Vu sur la lettre management 2.0, la présentation de " Le management par percée", de Shoji Shiba

Sur quelques points vitaux, une entreprise doit être en mesure d'obtenir un résultat déterminant, de faire une percée.
Elle doit aussi savoir vivre des changements rapides pour réagir à un environnement très évolutif. Pour cela, les acteurs de l'entreprise doivent apprendre à changer tous ensemble. Comment permettre à l'entreprise de formuler et d'atteindre ses objectifs majeurs ? Comment favoriser la cohérence des initiatives et la convergence des efforts ? Comment se mettre d'accord sur les objectifs et les moyens de les atteindre aux différents niveaux de l'organisation ? Comment déployer la politique en construisant un consensus ? La forme de management proposée ici, permet l'appropriation par tous des buts poursuivis ; elle facilite l'apprentissage collectif des changements nécessaires.
Cette méthode permet de focaliser l'énergie collective sur quelques axes prioritaires pour l'avenir de l'entreprise. Elle propose aussi les moyens d'un pilotage efficace, avec un véritable management par les faits. Si le Management par Percée est encore peu répandu en France, il est déjà riche d'expérience car il intègre son propre dispositif d'amélioration. Il s'agit ici de l'adaptation du Management Hoshin (" Ce qui montre la bonne direction "), diffusé par le Professeur Shiba.
Celui-ci insiste d'ailleurs sur la nécessité de distinguer le cœur de la méthode de son enveloppe culturelle.