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dimanche 29 juin 2008

Les 3 règles du KWer

Vu sur envie d'entreprendre un billet de Bertrand duperrin qui revient sur le travail à l'ère de la société de la connaissance. Trois règles des nouveaux travailleurs du savoirs en émerge :

- Avoir du temps pour gérer, anticiper l'imprévu quand celui-ci devient la règle. Le temps devient le principal critère. A mettre en relation avec les différentes conception du temps (temps circulaire du paysan ; temps linéaire du citadin etc.) - A voir aussi le temps des marchands et l'invention de l'horloge. Quel est l'outil pour ce nouveau temps qui apparaît ? L'ordinateur ? Pas sûr ! Réflexions en cours...

- Donner de la visibilité à chacun - le web est social et son grain de base est l'individu. Connaitre les différentes expertises de ces grains peut permettre à chacun de savoir où trouver la connaissance (dont on sait qu'elle n'st jamais mieux que dans la tête des gens) selon les besoins ; d'où les communautés virtuelles (pratiques, projets etc.) qui permettent la visualisation de chacun.

- Facilité l'accès à la ressource principale : l'information. D'où la veille, le search...

jeudi 12 juin 2008

images des nouveaux travailleurs

Dans le cadre de ma recherche pour monter la formation de ce soir pour le travail du chercheur d'information / enseignant, j'ai trouvcé cette image qui vient du récit

mardi 13 mai 2008

Le KM va-t-il disparaître ?

intéressant billet chez outilsfroids sur l'impact des outils sur les organisation et collatéralement la fin du KM selon lui.

j'aurai tendance à penser que les technologies 2.0 sonnent la fin du KM, sa dissolution complète et définitive dans les pratiques triviales de l'entreprise. Je n'ai rien contre le KM, au contraire c'est un sujet qui me passionne depuis longtemps déjà, mais lorsqu'on arrêtera d'en parler cela signifiera que les organisations l'ont enfin intégré (ou qu'elles ont disparu pour ne pas l'avoir fait assez vite). Il me semble que rendre le KM invisible sera un des effets collatéraux de l'introduction des technos 2.0 dans l'entreprise.
Ce sera la fin du KM car on va arrêter d'en parler. Quand on parle, on fantasme, on espère, on redoute... ce qui n'existe pas ! Cela revient à marteller des slogans en espérant, comme par magie, qu'ils deviendront réalité.

Ce qui me parait intéressant dans cette disparition annoncée, c'est que ce qui va disparaître c'est le KM vu comme un fonction réifiée, autonome ou non, de l'organisation. Il va être remplacé par les hommes, les particules élémentaires de toute organisation. C'est la fin de l'organisation struturante et centralisé. On n'organise plus au niveau macro mais au niveau micro : celui de l'humain.

Ce n'est pas étonnant si apparaît aujourd'hui cette figure du knowledge worker à qui on demande
- de faire du KM plutôt que des beaux documents
- mais aussi de la veille plutôt que de la recherche d'information,
- d'apprendre au fil de l'eau, via les flux rss plutôt que par des formations lourdes, (micro-formations)
- de former ses proches, plutôt que d'aller au lointain (développement durable)
- d'être largement autonome et de déléguer au maximum...

C'est la fin des spécialistes - demain tous généralistes ! Car demain, on devra être un peu KMer, veilleur, formateur, collaboratif... Tous les métiers veulent ces perles rares ! Et finalement le coeur de métier se fond dans cet ensemble et devient quelque chose d'anecdotique.

C'est aussi la fin du temps vu comme des blocs successifs au profit du continuum ! et c'est la fin de la distinction professionnel / privé, où mine de rien le temps organisateur de la vie est le temps professionnel (journée de travail, retraite), au profit d'un temps social / temps privé dont le centre est l'individu et non plus l'organisation.

La tentation de contrôler les connaissances hors des humains a échoué. Les barrages cèdent ! on ne peux pas arrêter le flux, on peut le piloter. Ou essayer !

Que reste-t-il aux organisations ? Organiser des contextes favorables à l'épanouissement des knowledges worker. Elles doivent désormais devenir des terreaux fertiles !


vendredi 25 avril 2008

A propos du partage du savoir

Je viens de lire un billet sur le transfert des compétences des seniors vers les jeunes et entre collègue dans le cadre de l'entreprise.

j'en retiens quelques idées :

- il n'y a pas que le transfert vieux / jeunes à assurer mais aussi le transfert en fonction de l'évolution de la structure. J'en conclue deux choses, il faut donc articuler la veille, la prospective et le transfert des connaissances et être réactif face à l'évolution (rien de nouveau ici). Ceci étant, un être humain à une capacité de réaction limitée. Les machines et l'organisation doivent accompagner l'évolution au rythme humain et non au rythme de la machine. Et je me dis là qu'il y a probablement une raison des suicides de chez renault (raccourci facile mais expliqué ici).

-Parmi les autres transferts, l'auteur parle des transferts inter-pays dans un contexte de mondialisation mais aussi de l'évolution des métiers. En fait, le KM est à la croisée des flux. Il est l'outil de navigation des flux pour les pilotes de flux que nous sommes en passe de devenir.

- La réponse par l'outil informatique est la fausse bonne idée. Bon ça on le sait. Par contre, Martine Le Boulaire donne trois raisons pour que le KM marche à méditer :

créer de la confiance sur la pérennité des emplois, faire de l’entraide une valeur d’entreprise, mettre dans le coup les managers de proximité. Eux seuls savent évaluer ce qui est intéressant à préserver pour l’avenir de leur entité. Et repérer tous ces savoirs tacites construits sur l’expérience.
A savoir, sécurité des personnes, collaboratif pour tous et proximité des lieux de décision (renvoit à un billet en cours d'élaboration pour les anciens du dess cvir). A voir sur le même mode, sur ce troisième point, l'article de Bertrand Duperrin sur l'organisation

On abandonnerait la notion de pouvoir lié à la position pour se diriger vers un pouvoir contractuel qui n’est plus celui de l’entreprise vers son salarié mais celui que deux cocontractants ont l’un sur l’autre. Ce qui correspondrait à un rôle nouveau pour l’entreprise : celui d’organisateur de chaine de valeur et de mobilisateur de ressources extérieures.
- L'auteur, ensuite fait une différence nette entre connaissances et compétences. Si cette différence existe, la lecture qu'elle en fait n'est pas ma grille à moi - elle met trop les connaissances sur le volet savoir/objet et attire trop l'attention sur les compétences/action. A mon sens, connaissances et compétences sont intimement liées et dialoguent entre elles.

- Enfin, une dernière chose que je trouve très féconde, le transfert de compétences/connaissances ne se décrète pas. Il ne s'agit pas d'une chasse gardée, comme elle dit, mais surtout c'est une question de motivation et de capacité de la part des transmettants potentiels. Il faut quelque part être un peu prof. Donc au tryptique, veille / prospective / KM, il faut ajouter un 4e volet : former. Nous avons là, une définition du knowledge worker.




dimanche 22 avril 2007

Bertrand Duperrin - "je n'aurai pas le temps, pas le temps..."

ce billet est initalement publié sur le campus numérique de l'université de Limoges pour inciter les étudiants à consulter régulièrement le blog de Bertrand Duperrin. Je suis tuteur, actuellement pour l'application professionnelle du Dess "communautés virtuelles..."


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Certain d'entre vous, sur leurs blogs, entonnent, parfois avec ironie mordante, le chant du "je n'ai pas le temps" comme réponse des personnes qu'ils sollicitent pour lancer leurs communautés.

Bertrand Duperrin, sur son blog, revient, à ce sujet, sur le coeur de ses centres d'intérêt le management 2.0. -

Pour une métrique du social computing... et du knowledge working en général"

Il commente un billet Andrew McAfee "sur le rapport au temps"

- nous n'avons pas de critères d'évaluation quantifiables pour mesurer le travail des knowledge worker
- et le temps passé à converser n'est socialement pas admissible dans un contexte de travail (pourquoi qui cause au lieu de bosser) alors que c'est devenu le coeur du KWer - conversation entendue comme échanges d'informations, par tous les media possible, visant ensuite à agir (cf. le cours de EML) -
- ce qui entraine des postures de travail (le mec est actif mais est-ce qu'il travaille) qui ne sont pas du travail, alors que la conversation, qui est du travail etc. "On [le management - note de moi] ne veut pas voir des gens productifs, on veut voir des gens actifs"

Voici l'introduction qui résume sa pensée : "Je l’ai dit et redit mais la question n’est pas tant de faire adopter les outils que de créer l’environnement qui les rend utiles donc indispensables. Autrement dit ce n’est l’utilisateur qui refuse / a peur / ne veut pas / ne sait pas….c’est son ecosystème qui rend le développement de nouvelles pratiques difficile."

Créer un environnement favorable...

Ce billet est un parmi beaucoup d'autres sur ce blog, qu'il me semble intéressant d'avoir lu car, contrairement à beaucoup de blog, ce qui intéresse BD, n'est pas la technologie mais les changements qu'elle induit sur la marche d'une structure (entreprise, organisation, administration) et sur les tranformations du management (qu'il qualifie de management 2.0) à l'ère de la société du savoir.

Et pour finir, et avant Serge (na !), BD est lié à blue Kiwi (mais je ne sais plus de quelle manière par contre) - je pense d'ailleurs qu'une cartographie des relations autour de blue kiwi donnerait une bonne photographie du web 2.0 français et en tout cas de la dynamique autour de Limoges sur ces sujets