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mardi 13 mai 2008

Le KM va-t-il disparaître ?

intéressant billet chez outilsfroids sur l'impact des outils sur les organisation et collatéralement la fin du KM selon lui.

j'aurai tendance à penser que les technologies 2.0 sonnent la fin du KM, sa dissolution complète et définitive dans les pratiques triviales de l'entreprise. Je n'ai rien contre le KM, au contraire c'est un sujet qui me passionne depuis longtemps déjà, mais lorsqu'on arrêtera d'en parler cela signifiera que les organisations l'ont enfin intégré (ou qu'elles ont disparu pour ne pas l'avoir fait assez vite). Il me semble que rendre le KM invisible sera un des effets collatéraux de l'introduction des technos 2.0 dans l'entreprise.
Ce sera la fin du KM car on va arrêter d'en parler. Quand on parle, on fantasme, on espère, on redoute... ce qui n'existe pas ! Cela revient à marteller des slogans en espérant, comme par magie, qu'ils deviendront réalité.

Ce qui me parait intéressant dans cette disparition annoncée, c'est que ce qui va disparaître c'est le KM vu comme un fonction réifiée, autonome ou non, de l'organisation. Il va être remplacé par les hommes, les particules élémentaires de toute organisation. C'est la fin de l'organisation struturante et centralisé. On n'organise plus au niveau macro mais au niveau micro : celui de l'humain.

Ce n'est pas étonnant si apparaît aujourd'hui cette figure du knowledge worker à qui on demande
- de faire du KM plutôt que des beaux documents
- mais aussi de la veille plutôt que de la recherche d'information,
- d'apprendre au fil de l'eau, via les flux rss plutôt que par des formations lourdes, (micro-formations)
- de former ses proches, plutôt que d'aller au lointain (développement durable)
- d'être largement autonome et de déléguer au maximum...

C'est la fin des spécialistes - demain tous généralistes ! Car demain, on devra être un peu KMer, veilleur, formateur, collaboratif... Tous les métiers veulent ces perles rares ! Et finalement le coeur de métier se fond dans cet ensemble et devient quelque chose d'anecdotique.

C'est aussi la fin du temps vu comme des blocs successifs au profit du continuum ! et c'est la fin de la distinction professionnel / privé, où mine de rien le temps organisateur de la vie est le temps professionnel (journée de travail, retraite), au profit d'un temps social / temps privé dont le centre est l'individu et non plus l'organisation.

La tentation de contrôler les connaissances hors des humains a échoué. Les barrages cèdent ! on ne peux pas arrêter le flux, on peut le piloter. Ou essayer !

Que reste-t-il aux organisations ? Organiser des contextes favorables à l'épanouissement des knowledges worker. Elles doivent désormais devenir des terreaux fertiles !


vendredi 25 avril 2008

A propos du partage du savoir

Je viens de lire un billet sur le transfert des compétences des seniors vers les jeunes et entre collègue dans le cadre de l'entreprise.

j'en retiens quelques idées :

- il n'y a pas que le transfert vieux / jeunes à assurer mais aussi le transfert en fonction de l'évolution de la structure. J'en conclue deux choses, il faut donc articuler la veille, la prospective et le transfert des connaissances et être réactif face à l'évolution (rien de nouveau ici). Ceci étant, un être humain à une capacité de réaction limitée. Les machines et l'organisation doivent accompagner l'évolution au rythme humain et non au rythme de la machine. Et je me dis là qu'il y a probablement une raison des suicides de chez renault (raccourci facile mais expliqué ici).

-Parmi les autres transferts, l'auteur parle des transferts inter-pays dans un contexte de mondialisation mais aussi de l'évolution des métiers. En fait, le KM est à la croisée des flux. Il est l'outil de navigation des flux pour les pilotes de flux que nous sommes en passe de devenir.

- La réponse par l'outil informatique est la fausse bonne idée. Bon ça on le sait. Par contre, Martine Le Boulaire donne trois raisons pour que le KM marche à méditer :

créer de la confiance sur la pérennité des emplois, faire de l’entraide une valeur d’entreprise, mettre dans le coup les managers de proximité. Eux seuls savent évaluer ce qui est intéressant à préserver pour l’avenir de leur entité. Et repérer tous ces savoirs tacites construits sur l’expérience.
A savoir, sécurité des personnes, collaboratif pour tous et proximité des lieux de décision (renvoit à un billet en cours d'élaboration pour les anciens du dess cvir). A voir sur le même mode, sur ce troisième point, l'article de Bertrand Duperrin sur l'organisation

On abandonnerait la notion de pouvoir lié à la position pour se diriger vers un pouvoir contractuel qui n’est plus celui de l’entreprise vers son salarié mais celui que deux cocontractants ont l’un sur l’autre. Ce qui correspondrait à un rôle nouveau pour l’entreprise : celui d’organisateur de chaine de valeur et de mobilisateur de ressources extérieures.
- L'auteur, ensuite fait une différence nette entre connaissances et compétences. Si cette différence existe, la lecture qu'elle en fait n'est pas ma grille à moi - elle met trop les connaissances sur le volet savoir/objet et attire trop l'attention sur les compétences/action. A mon sens, connaissances et compétences sont intimement liées et dialoguent entre elles.

- Enfin, une dernière chose que je trouve très féconde, le transfert de compétences/connaissances ne se décrète pas. Il ne s'agit pas d'une chasse gardée, comme elle dit, mais surtout c'est une question de motivation et de capacité de la part des transmettants potentiels. Il faut quelque part être un peu prof. Donc au tryptique, veille / prospective / KM, il faut ajouter un 4e volet : former. Nous avons là, une définition du knowledge worker.




mercredi 26 mars 2008

Une place de marché des connaissances

Dans un billet sur les connaissances utiles, opérationnelles et à forte valeur ajoutée qu'une entreprise devrait valoriser en son sein, Gilles Martin revient sur l'idée d'une place de marché des connaissances pour réellement les faire émerger et non, comme actuellement des infrastructures lourdes aux contenus incertains.

Clairement, pour l'auteur, le modèle du marché est la solution face à la lourdeur supposé du modèle administratif soutendant l'architecture actuelle.

L'intérêt d'un tel outil, que nous avions plus ou moins imaginé dans l'exercice KM du dess avec la boutique de l'emploi :

- Des objets valables d'échange
- Un mécanisme de prix
- Un mécanisme de régulation
- La compétition comme juge suprême
- Des facilitateurs (animateurs de marché - pilote de flux)

Oui, c'est exactement comme ça que je pense mon action. Mais comment faire pour y arriver ???

mercredi 7 novembre 2007

Conférence de Martin Roulleaux-Dugage à Ecobiz-Grenoble

vidéo en deux parties qui présente un bon panorama de ce qu'est le knowledge management aujourd'hui

Partie 1




Intervention Martin Roulleaux-Dugage, partie 1
envoyé par dtravailloux



Partie 2




Intervention Martin Roulleaux-Dugage, partie 2
envoyé par dtravailloux





Sur dailymotion, d'autres vidéo de présentation d'ecobiz